Living-Room Dancers
M. Toya vît discrètement dans l’ancienne pharmacie familiale à Shinagawa. Très tôt le matin, il quitte sans bruit sa maison pour aller nettoyer les vestiaires d’un centre de fitness. A midi, il rentre et ne ressort plus, passant une grande partie de son temps à dessiner ses visions d’adolescent, des femmes surtout, qu’il aime peindre. En 1968, à l’âge de 24 ans, il a commencé une série de peintures sur des rouleaux pour paravent, dès la fin des années 90, les trente rouleaux sont terminés. Aujourd’hui il recopie ces rouleaux, les transforme un peu, pas trop. « Je dois faire cela pour pouvoir me détacher de mes peintures, si j’ai un double, je commence d’imaginer me séparer un jour de mes rouleaux ». La même relation le lie à toutes ses œuvres, des portraits pour la plupart, que jamais il ne termine afin de ne pas rompre le lien.
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